vendredi 27 juin 2008

Dire des conneries, mais les dire bien !

A la question "Si tu étais deux, lequel gagnerait ?" je réponds : ma valise. Je suis une valise que je trimballe d'un endroit à un autre, d'un homme à un autre, d'un boulot à un autre... Je me pose un temps, je m'attache à une île, puis je largue les amarres, je déserte cette île pour passer à une autre, parce que peut-être, l'herbe est plus verte ailleurs...

Les hommes sont mes îles, pas celles de John Donne, non, ils sont mes refuges, plus souvent successifs que simultanés ; on ne peut pas être à deux endroits au même moment, le coeur et le corps ne peuvent pas, car même si ce n'est que pour un temps, je donne tout ça, c'est ça la vie, donner...

Et je prends, aussi, je prends beaucoup, beaucoup plus que je ne donne, je donne la surface et je prends le coeur, comme un vampire, je me nourris de leur volonté de vivre, de leur réalité. Si je suis là, avec eux, c'est que je vis, s'ils me regardent, c'est que j'existe, et s'ils me sourient, c'est que je suis quelqu'un !

Conscience de soi éphémère, repères changeants, et quand je regarde dans le miroir, je ne me reconnais pas...

6 commentaires:

Dan a dit…

Ah larguer les ammares...
Quel dommage que tu sois si sure de trouver une autre ile. Ce sont les traversées en solitaire qui forgent les loups de mer ou donne le repos aux marins d'eau douce.
Que tes iles se transforment en continent, c'est plus long à traverser à pied ;-)
Bon vent!

Léa a dit…

Oui, le continent, une étape prochaine, j'espère... Poser les bagages, s'arrêter de courir, construire et se sentir vivre, sans fuite, enfin.

Mais je n'en suis pas encore capable, je crois. Alors d'ici-là, je profite, fuyez !

Cédric a dit…

"Le bonheur n'est pas une destination à atteindre, mais une façon de voyager."

Léa a dit…

Ah si ce voyage pouvait être heureux ! Il y a toujours du bon à prendre, c'est sûr... Mais ça ne suffit pas.

Cédric a dit…

Ah et si seulement c'était une destination ! Il suffirait de l'atteindre juste une fois.
Mais ca ne marche pas comme ça, il faut sans cesse fournir des efforts pour la plupart du temps pas grand chose en retour.

Léa a dit…

Je pense qu'avant toute chose, il faut de la volonté pour être heureux. Ne pas avoir le sentiment de faire des efforts, mais se dire simplement "je veux être heureux". Et ça marche ! La fameuse méthode Coué :)

Le jour où on se motive assez pour le penser vraiment, les efforts que l'on fait deviennent évidents, et on arrive à mieux voir les bonnes choses de la vie, parce qu'il y en a toujours !